La Fnac n’a pas dit son dernier mot face à la force d’attraction des géants américains du net (Amazon, Netflix, etc). En 2014 le distributeur français de produits culturels a réalisé un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros, en baisse de 0,3% par rapport à 2013 mais stable à taux de change constants.

Il a par ailleurs presque multiplié par trois son bénéfice net, à 41 millions d’euros. « 2013 avait marqué le redressement de notre enseigne. (...) Avec des progressions sur l'ensemble de ses indicateurs, les résultats 2014 valident la stratégie de l'entreprise et viennent consacrer une année d'innovation » qui « marque l'accélération de la transformation de la Fnac », a déclaré le PDG du groupe Alexandre Bompard, cité dans le communiqué.

L’offre de nouveaux produits (téléphones, objects connectés) et services (livraison express, retrait en magasin sous une heure) ont permis au groupe de maintenir ses parts de marché. En France où le groupe réalise 70% de son chiffre d’affaires, les ventes ont progressé de 0,5%. La Suisse et la Belgique ont en revanche vu leurs ventes reculer de 2,6% tandis que le marché brésilien s’est affaissé de 11,6% (-3,6% à taux de change constants).

Pour 2015 le groupe se fixe comme objectif de réduire ses coûts de 30 à 40 millions d’euros et de maximiser la génération de trésorerie. Cependant l’environnement économique devrait reste « peu porteur », selon Alexandre Bompard. Face à cet environnement et à la menace toujours bien présente d’Amazon, le PDG a une nouvelle fois plaidé pour une ouverture de ses magasins le dimanche. Selon lui, le gouvernement devrait autoriser les commerces culturels à ouvrir le dimanche au même titre que les magasins de bricolage et d’ameublement. Un coup de pouce qui permettrait sans doute à la Fnac d’augmenter son chiffre d’affaires.

Vers 17h20 le titre bondit de 7,3% sur un marché parisien en hausse de 0,6%.