LVMH a dévoilé lundi un chiffre d'affaires en forte croissance au premier trimestre. Les ventes du numéro un mondial du luxe ont atteint 8,3 milliards d’euros, en hausse de 16%, grâce à la baisse de l’euro qui a perdu 20% face au dollar depuis un an. A taux de change constants, la croissance a cependant ralenti à 3%, après 5% au quatrième trimestre de 2014 comme sur l'ensemble de l'année dernière, en ligne avec les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur un chiffre compris entre 2% et 3%. "Ces chiffres sont solides dans l'ensemble, compte-tenu d'une base de comparaison très difficile pour la mode-maroquinerie", commente Luca Solca, analyste d'Exane BNP Paribas.

Louis Vuitton a fait un "excellent début d'année", indique LVMH dans un communiqué, alors que la marque avait provoqué l'enthousiasme du marché après un quatrième trimestre porté par le succès des derniers lancements de ses modèles en toile monogrammée. Dans les vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Hennessy), deuxième division la plus rentable du groupe, les ventes ont encore reculé de 1% à changes constants, après une baisse identique fin 2014, toujours pénalisées par les déstockages de Hennessy en Chine. La Chine est la principale zone d’ombre parmi les marchés du groupe notamment en raison des tensions politiques à Hong Kong qui rejaillissent sur le trafic aéroportuaire et les ventes de produits détaxés.

Le groupe souligne toutefois "le bon équilibre géographique" de ses ventes et compte "renforcer en 2015 son avance sur le marché mondial des produits de haute qualité". Vers 12h10 le titre cède 0,9% sur un marché en baisse de 0,7%. Il a surperformé le CAC 40 depuis le début de l’année avec une hausse de 30%.