Le luxe, valeur refuge ? Alors que l’économie chinoise s’essouffle et que le commerce mondial se contracte, LVMH a enregistré en 2015 des ventes record. Le chiffre d’affaires du numéro un mondial du secteur s’est élevé à 35,7 milliards d’euros, en hausse de 16% (+6% hors effets de change). Cette progression est liée à « un fort dynamisme en Europe, aux Etats-Unis et au Japon tandis que les pays d’Asie montrent des évolutions contrastées », mais aussi à la baisse de l’euro face au dollar qui permet au luxe français de s’exporter encore mieux.

Le résultat opérationnel courant s’établit à 6,6 milliards d’euros (+16 %) pour un bénéfice net de 3,57 milliards, en baisse de 37% par rapport à celui de 2014 qui incluait une plus-value exceptionnelle liée à la cession d’ actions Hermès. Retraité de cet effet de base, le bénéfice net ressort en hausse de 20%.
Les analystes qui craignaient un ralentissement des ventes suite aux attentats de Paris et à la baisse de la fréquentation touristique saluent la bonne résistance du groupe : la croissance des ventes n’a que légèrement ralenti au quatrième trimestre (+5% à taux de change constant) et le groupe affiche sa « confiance » pour l’année en cours.

« Dans un climat d’incertitudes économiques, monétaires et géopolitiques, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2016 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers », peut-on lire dans son communiqué. Le groupe table notamment sur la « normalisation » du marché chinois et sur la poursuite des tendances favorables en Europe et aux Etats-Unis.

De quoi conforter le consensus positif des analystes sur le titre, avec un objectif de cours moyen de 176 euros. Vers 11h l’action s’adjuge 7,2%, à 154 euros, sur un marché parisien en baisse de 1%. Le groupe proposera un dividende de 3,55 euros par action au titre de l’exercice écoulé.