Le luxe français retrouve des couleurs. Après LVMH dont la croissance s'est élevée à 6% au troisième trimestre, Kering (ex PPR) a annoncé mardi un bond de 10,5% de son chiffre d'affaires à taux de change et périmètre constant sur la même période. A 3,185 milliards d’euros, il dépasse le consensus des analystes (3,11 milliards) et permet au titre de se hisser au-dessus des 200 euros pour la première fois depuis 2001.

« L’excellente performance réalisée sur ce troisième trimestre reflète la pertinence de notre stratégie et la qualité de son exécution (…). Nous avons créé les conditions d’une croissance solide et durable, et sommes très confiants quant à nos performances sur l’ensemble de l’année », commente le groupe dans un communiqué.

Vers 11h30 Kering bondit de 7,8%, à 203 euros, sur un marché parisien en baisse de près d'1%.

"La division Luxe bat toutes les attentes", commentent les analystes d'Oddo Securities, notant "une belle surprise sur le troisième trimestre chez Gucci et Yves Saint Laurent", tandis que "les autres marques sont sensiblement en ligne". Gucci, marque phare et principal centre de profits du groupe, a vu ses ventes décoller de 17% contre +7,4% au deuxième trimestre. La griffe italienne récolte les fruits d'une refonte stylistique totale sous la houlette du designer Alessandro Michele. Saint Laurent affiche quant à lui un bond de 34% malgré le départ de son directeur artistique Hedi Slimane en avril.

Gucci et Saint Laurent ont permis de compenser la nouvelle chute de Bottega Veneta (-10,9%). Le maroquinier, plombé par une exposition excessive à la clientèle asiatique et par un manque de renouveau créatif, vient de changer de dirigeant. Enfin dans le Pôle Sport & Lifestyle Puma a maintenu la cadence d'une croissance à deux chiffres (+10,8%).