Interview de Jean-François Boucher : PDG de Mr Bricolage

Jean-François Boucher

PDG de Mr Bricolage

Nous allons développer les services à domicile et sur internet

Publié le 09 Mars 2012

Quel regard portez-vous sur les performances de Mr Bricolage en 2011 ?
Nous avions annoncé que 2011 serait une année d’investissement dans nos réseaux, et c’est ce que nous avons fait. Cela ne nous a pas permis d’augmenter notre chiffre d’affaires consolidé qui a baissé de 0,4% à 562 millions d’euros, en revanche notre résultat opérationnel ordinaire a progressé de 1,9%, à 39,6 millions, en ligne avec l’objectif annoncé. Par ailleurs, nous nous sommes désendettés de 27,6 millions d’euros en 2011, avec une dette financière ramenée à 146 millions d’euros au 31 décembre pour des capitaux propres de 236 millions d’euros. Cette situation financière assainie nous permettra de saisir des opportunités à l’avenir.

Quelles sont ces opportunités ?
Le marché du bricolage de proximité n’est pas un marché très concentré. Mr Bricolage est le numéro trois sur ce marché avec un réseau de plus de 650 magasins, dont 200 affiliés, et nous voulons accélérer notre développement. En 2011, nous avons ouvert 32 nouveaux magasins Mr Bricolage, dont 9 à l’international (Belgique, Maroc, Serbie). Le statut d’affilié nous permet également d’attirer vers notre réseau des commerçants indépendants, dont certains passent ensuite sous nous enseignes. Nous pouvons également réaliser des acquisitions comme nous l’avons fait avec le réseau les Briconautes / Jardinautes (fin 2009, ndlr).

Vos magasins intégrés ont affiché une perte de 5,2 millions d’euros en 2011, plus lourde qu’en 2010. Comment comptez-vous stopper l’hémorragie ?
Le groupe a décidé d’engager un plan d’actions décisives en vue de réduire les pertes opérationnelles des Magasins Intégrés. Sur le parc de 89 Magasins Intégrés, 15 sont ciblés prioritairement, car ils représentent à eux seuls les 4/5 des pertes. La solution pour ces magasins peut passer par un redimensionnement, voire par une cession au réseau ou à un tiers. Huit magasins ont déjà fait l’objet de premières prises de décisions, permettant d’ores et déjà d’entrevoir une réduction d’environ 1 millions d’euros des pertes pour l’exercice en cours.

Quels sont vos objectifs pour 2012 ?

Notre objectif cette année est de réaliser une croissance nette de nos résultats, avec notamment une amélioration du résultat opérationnel et la poursuite de notre désendettement. Nous allons développer les services proposés aux clients, comme la pose de produits à domicile, la location de matériel mais aussi en étoffant nos services sur internet. Nous réfléchissons à la mise en place d’un service de commande/livraison en ligne. Cela se fera peut-être en 2012, sinon en 2013.

Propos recueillis par François Schott