Cette résolution concerne l’exploitation des sables bitumineux du Canada, activité polluante qui rejette jusqu’à jusqu’à 4,5 fois plus de gaz à effet de serre que l’extraction de pétrole conventionnel, et conduit à la destruction de la forêt boréale, selon Greenpeace.

Le groupe «doit expliquer à ses actionnaires quels sont les risques environnementaux, sociaux et par conséquent financiers liés à ses choix d’investissements» estime l’association, soutenue par la société de gestion Phitrust Active Investors et le Natural Resources Defense Council.

Ce type d’initiative est courant au Royaume-Uni et aux États-Unis. En 2010, des résolutions environnementales ont été déposées aux assemblées générales de BP, Shell, Statoil, ExxonMobil et ConocoPhillips, mais aucune n’a été adoptée. Dans le cas de Total, Greenpeace et Phitrust doivent convaincre un nombre d’actionnaires représentant au moins 0,5% du capital pour pouvoir déposer leur résolution. Pour être adoptée, celle-ci devrait être ensuite votée par 66% des voix à l'assemblée générale.

«Si on arrive simplement à la déposer, ce sera déjà une victoire car Total devra alors informer tous les actionnaires de l'existence de notre résolution avec le mot risque environnemental dans le texte», a confié à l’AFP Anne Valette de Greenpeace France.