L’OPEP, qui est à l’origine de 40% de la production mondiale de pétrole (un baril sur trois), estime avoir mis sur le marché 8,3% de plus de pétrole que nécessaire.

Au mois d’Avril, 320 000 barils supplémentaires par jour avaient été produits, soit au total 31,62 millions barils par jour. L’Arabie Saoudite aurait augmenté sa production de 179 000 barils par jour, à 10,1 millions.

1,62 millions de barils par jours auraient été produits en excès compte tenu de l’état de la consommation.

Cet excédent, aura permis aux stocks des pays développés d’atteindre des niveaux confortables, équivalents pour certains à environ 59 jours de consommation, soit des niveaux jamais atteints en 21 ans.

Résultats des courses, le prix du baril a suivi une tendance baissière répondant ainsi au souhait des responsables de l’Organisation. Le 8 mai dernier, le ministre du pétrole de l’Arabie Saoudite, Ali al-Naimi, avait clairement signalé que les prix étaient trop élevés. Le secrétaire général de l’OPEP, Abdalla el-Badri a quant à lui déclaré la semaine dernière que l’OPEP agirait de manière à baisser les prix.

Pour l’ensemble de l’année 2012

29,2 millions barils par jour devrait être produits par l’OPEP pour assouvir la demande dans le courant du deuxième trimestre, et 30,9 millions dans le courant du troisième trimestre.

Au total pour l’année 2012, 30 millions de barils devrait être produits par l’OPEP.

En dehors de l’organisation, si l’on considère la Russie, le Canada et les Etats-Unis, 53 millions de barils par jour devraient être produits, soit un volume en hausse de 640 000 barils par jour par rapport à l’année dernière.

La demande est attendue à 88,7 millions de barils par jour soit 900 000 barils de plus qu’en 2011 (et 40 000 barils de plus que ce que l’organisation avait initialement anticipé dans ses estimations)

Le cartel, qui englobe l’Algérie, l’Angola, l’Equateur, l’Iran, l’Iraq, le Kuwait, la Libye, le Nigéria, le Qatar et l’Arabie Saoudite, doit se réunir le mois prochain à Vienne, le 14 juin plus précisément.