«Les Etats-Unis devraient connaitre la plus forte hausse de la production parmi les pays non membres de l’OPEP » a indiqué l’Organisation. Cette production devrait s’élever de 580 000 barils par jour à 10,59 millions de barils, soit le plus important volume depuis 1985.

Selon Adam Sieminski, administrateur pour l’Administration de l’information sur l’énergie (AIE) aux Etats-Unis, une plus importante production aux Etats-Unis signifie que le pays aura besoin de moins d’importations de pétrole. « Après avoir représenté un record de 60% de la demande de pétrole domestique en 2005, les importations nettes de pétrole devraient représenter 32% de cette demande l’année prochaine, soit le plus faible niveau atteint depuis 1985 » a déclaré ce dernier dans un communiqué.

Selon l’AIE, au cours du dernier trimestre de l’année 2012, la production de pétrole de la première puissance mondiale s’est accrue de 1,1 million de barils par jour, en glissement annuel. C’est un record, non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour tout pays non membre de l’OPEP depuis au moins 1994.

L’OPEP s’attend à ce que les membres du cartel soient appelés à approvisionner la demande globale à hauteur de 29,7 millions de barils par jour cette année, ce qui constitue une baisse de 400 000 barils par jour par rapport à 2012.
De son coté, l’AIE table sur la même estimation, à la différence près que la baisse estimée serait de 100 000 barils par jour.
Ce serait ainsi le plus faible niveau de demande enregistré depuis 2009.

Ceci étant, l’OPEP s’attend aussi à un ralentissement du boom de la production du pétrole outre Atlantique grâce au développement du schiste au Texas et dans le Dakota du nord dans le courant de l’année.