« L’Amérique du Nord a déclenché un choc de l’offre du fait des prix élevés et des nouvelles technologies qui a envoyé des ondes à travers le monde » a déclaré Maria van der Hoeven directrice exécutive de l’Agence internationale de l’énergie. Ce choc est train de détendre un marché qui était relativement crispé depuis plusieurs années.

Grâce au développement du gaz de schiste, du pétrole de schiste aux Etats-Unis et du pétrole du sable bitumineux au Canada, la production en Amérique du Nord devrait croitre d’environ 4 millions de barils par jour entre 2012 et 2018 et représenter in fine environ 50% de la croissance de la production mondiale pendant cette période. Les Etats-Unis devraient in fine être à l’origine d’un tiers de la nouvelle production mondiale et passer du statut de net importateur à celui de net exportateur.

La production des pays de l'OPEP, qui compte pour 35% de la production de pétrole aujourd'hui, devrait croitre de 1, 75 millions de barils, à 36,75 millions de barils par jour en 2018. Cette estimation est inférieure de 750 000 baril par jours par rapport à celle avancée par l'AIE précédemment.  La révision s'explique principalement par l'accentuation de l'insécurité dans le Nord et le Sud de l'Afrique saharienne. 

La production de pétrole dans son intégralité-provenant des pays membres et non membres de l’OPEP- devrait être en mesure de répondre dans une très large mesure à la demande croissante de pétrole, en particulier des pays émergents. En 2018, ces derniers devraient représenter 54% de la demande globale contre 48% en 2012. La consommation de la Chine devrait s’élever de 25% entre 2012 et 2018.

Ce faisant, le marché pétrolier est destiné à connaitre une transformation au cours des cinq prochaines années comparable à celle qui a été causée par la hausse la demande de la Chine ces quinze dernières années, prévoit l'AIE.