A fin 2012, les banques de la zone euro refermeraient dans leur bilan 29 500 milliards d’euros d’actifs. Bien que cette valeur soit en amoindrissement de 11,6% par rapport à 2008-le montant estimé à l'époque était de 33 400 milliards d’euros- elle représente trois fois la taille du PIB de l’union monétaire en 2012.

Les banques allemandes figurent en pôle position avec un total de 7 600 milliards d’euros  d'actifs dans leur bilan. Arrivent ensuite les banques françaises avec 6 800 milliards d’euros, les banques espagnoles avec 3 900 milliards d’euros et les banques italiennes avec 2,9 milliards d’euros.

Les grands établissements bancaires se sont efforcés de réduire la taille de leur bilan et d’accroitre leur ratio de fonds propres à la suite de la survenance de la crise financière d’il y a cinq ans.

Pour la Banque centrale, qui se retrouve confrontée à un défi d'envergure pour apprécier la solidité des banques de la zone euro avant de prendre sa fonction de superviseur unique du secteur bancaire en novembre 2014, le processus de contraction des bilans doit nécessairement être poursuivi.

Le mois dernier, l’institution monétaire a signalé avoir l’intention de conduire une évaluation des actifs bancaires en distinguant les actifs souverains, les actifs institutionnels, les actifs corporate, et les actifs des particuliers.

Cette analyse est censée constituer une étape essentielle pour restaurer la confiance dans le secteur bancaire, relancer la machine du crédit auprès des agents privés européens et stimuler la croissance de la zone euro.

Le ratio core tier 1 moyen pour l’ensemble de l’union monétaire a été estimé à 12,7% fin 2012, contre 8% en 2008.

Le nombre total de banques dans la région est passé 6018, en repli de 9% par rapport à 2008. Sur une base consolidée, en incluant les filiales et les maisons mères, le chiffre tombe à 2645.
La Grèce, l'Espagne et le Portugal ont connu les plus importantes baisses du nombre d'institutions pendant la période.