Technip a annoncé mardi avoir remporté, plus tôt cette année, un « grand » contrat dans le domaine de l’offshore pétrolier auprès de la société britannique EnQuest. Ce contrat, d’une valeur estimée entre 250 et 500 millions d’euros, porte sur la fourniture et l’installation d’ombilicaux pour le champ de Kraken situé en mer du Nord, à 400 kilomètres au nord-est d’Aberdeen et à 130 kilomètres à l’est de Shetland, à une profondeur d’eau d’environ 120 mètres.

Vers 10h50, le titre s’adjuge 3,6% sur un marché parisien en hausse de 0,6%. Lundi, Technip avait dévoilé un contrat « onshore » en partenariat avec l’américain Fluor portant sur la fourniture d’équipements et la construction d’un complexe de craqueur d’éthane près de Lake Charles, en Louisiane. Le montant de ce contrat n’avait pas été communiqué.

Ces contrats rassurent un peu les investisseurs qui craignent que la chute des cours du pétrole ne réduise encore davantage les investissements des sociétés pétrolières et mette à mal le secteur parapétrolier. Technip a d’ailleurs perdu plus de 20% depuis le 1er juillet, une baisse comparable à celle des cours du pétrole. Le groupe, qui publiera ses résultats trimestriels le 30 octobre, risque de décevoir à nouveau, selon Berenberg. Le bureau d’études craint en particulier un report du projet Yamal dans l’Arctique russe, projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, dans lequel Total et Technip sont impliqués.

Dans une note publiée la semaine dernière, Goldman Sachs conseille lui aussi la prudence sur le secteur parapétrolier. « Les corrélations historiques entre les cours du pétrole et les revenus des sociétés de services pétroliers impliquent une baisse potentielle de 10% à 20% des revenus par rapport aux niveaux attendus pour 2014 », prévient le broker.