Le prix du baril s’est replié de 30% depuis juin, proche d’un plus bas niveau de quatre ans en raison d’un ralentissement de la demande et d’un accroissement de l’offre consécutivement  au boom de la production observé en Amérique du nord.

« Il est de plus en plus clair que nous avons entamé un nouveau chapitre dans l’histoire du marché du pétrole. La dynamique économique n’est plus en mesure de stimuler la demande de pétrole, surtout en l’absence de hausse des salaires » a signalé l’AIE.

Bien que l’AIE s’attende à ce que la consommation de pétrole augmente sur l’ensemble de l’année prochaine après avoir atteint son plus faible niveau en cinq ans en 2014, celle-ci devrait diminuer au cours des premiers mois de 2015.

La loi de l’offre et de la demande suggère alors un fléchissement supplémentaire du cours du baril, considère l’AIE, à moins que la production ne vienne à être amoindrie de manière abondante.

Les membres de l’OPEP doivent se réunir à la fin du mois de novembre, le 27 plus précisément à Vienne.

Pour beaucoup le principal membre de l’organisation, l’Arabie Saoudite n’est pas du tout encline à intervenir considérablement sur sa propre production.

Selon l’AIE, la production de l’OPEP aurait baissé de 150 000 barils par jour en octobre. Les diminutions de la production opérées par plusieurs Etats du cartel auraient été compensées par l’augmentation de la production en Libye. La production de l’OPEP s’élèverait désormais à 30,6 millions de barils par jour, au dessus du seuil fixé de 30 millions de barils par jour. C’est le sixième mois consécutif que la production avérée est supérieure à la ligne arrêtée par le groupe.

Dans le cas où l’OPEP ne décidait pas d’une contraction de la production fin novembre, la baisse continue du prix du baril pourrait mettre la pression à certains producteurs ailleurs dans le monde. Selon le chef économiste de l’AIE, Fatih Birol, si le prix du baril restait autour de 80 dollars durablement, l’investissement dans les projets de pétrole de schiste aux Etats-Unis pourrait décroitre de 10% en 2015. Cependant cet amoindrissement de l’investissement ne signifierait pas nécessaire un affaiblissement de la production à court terme du fait des gains d’efficience et des efforts réalisés sur les coûts.
Cette production devrait en revanche être impactées négativement à plus long terme.

Vers 15h, le cours du baril de brent enregistre une hausse de 1,28% à 78,83 dollars.