CGG donne le tournis. En baisse de 46% depuis le début de l’année, la valeur semble de plus en plus volatile. « Le titre réagit très vivement aux moindres rumeurs depuis quelque temps (..) La spéculation d'un rachat par un autre acteur retombe et les hedge funds sont très actifs sur le dossier », commente un vendeur actions en poste à Paris, cité par l’agence Reuters.

Après un rebond de 40% la semaine dernière le titre cède 7% lundi en début d’après-midi. Dans une note publiée ce matin, Natixis a tempéré les récentes rumeurs de rachat du spécialiste français de l’exploration pétrolière. « En sismique, le scenario de concentration sectorielle nous semble difficile, compte tenu de la situation bilancielle des différents acteurs (CGG, PGS, Dolphin, Polarcus) », juge le broker.

CGG est par ailleurs très dépendant des cours du pétrole, qui n’en finissent pas de chuter. Le Brent a touché un nouveau plus bas de 77,9 dollars jeudi dernier contre 114 dollars à la mi-juin. Le déclin devrait se poursuivre ces prochains mois en raison d'une demande demeurant relativement faible face à une offre abondante, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L’AIE ne semble pas croire à une baisse concertée de la production des pays membres de l’Opep. Ces derniers se réunissent le 27 novembre à Vienne mais devraient une nouvelle fois opter pour le statu quo sous la pression de l’Arabie Saoudite. Le premier producteur au monde semble s’être engagé dans une guerre des prix face aux pétroles russe et américain (pétrole de schiste) et serait prêt à supporter un baril durablement inférieur à 100 dollars.

Si toutefois l’Opep réduisait sa production, cela ferait remonter le prix du baril et pourrait permettre à CGG de rebondir. Reste que le titre est aujourd’hui l’un des plus spéculatifs parmi les grandes valeurs. Selon des données Thomson Reuters il affiche un coefficient bêta - qui mesure le risque d'un titre par rapport au marché ou à un indice de référence - très élevé de 1,55.