Le cours du baril a perdu près de 35% depuis le début de l’année.

Les pays de l’OPEP ont rejeté l’appel fait par certains de ses membres - parmi lesquels la Russie, l’Iran, le Nigéria, le Venezuela, l’Algérie - de réduire abondamment la production de manière à diminuer l’offre disponible et à augmenter le prix du baril.
L’Arabie Saoudite cherche à défendre ses parts de marché.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, le prix de revient diffère selon le pays producteur. Ce prix serait de 70 dollars pour le Koweït, le Qatar et l’Arabie Saoudite, de 101 dollars pour la Russie, de 120 dollars pour le Venezuela et le Nigéria, de 136 dollars pour l’Iran.
En revanche, les producteurs du pétrole de schiste aux Etats-Unis que la première puissance pétrolière de l’OPEP cherche à évincer auraient un prix de revient de 42 dollars.

Certains spéculent donc sur le fait que la chute du cours de l’or noir serait loin d’être terminée.
Il faudra un certain nombre de semaines avant de voir jusqu’où le prix du baril peut véritablement tomber.

Selon l’OCDE, un recul de 20% du prix du baril ajouterait 0,4% à la croissance de ses membres au bout de deux ans. L’énergie représenterait entre 10 et 12% des dépenses des ménages en France et en Allemagne selon la banque HSBC.