Les 'vendeurs' avaient raison pour CGG. Le titre perd 30% lundi matin après l’échec des discussions avec Technip. Ce dernier a renoncé à faire une offre sur le spécialiste de l’ « acquisition sismique », faute d’accord sur le prix et les modalités d’un rapprochement.

« Le 10 novembre 2014, Technip a approché le conseil d’administration de CGG, dans la perspective de réaliser une offre publique sur CGG, indique le groupe dans un communiqué. A la suite de la réaction de CGG à cette approche, Technip a présenté un certain nombre d’options alternatives à une offre publique (…) Cependant, les discussions sur ces options n’ont pu aboutir à un quelconque accord ». Interviewé par Les Echos, le PDG de Technip Thierry Pilenko précise que les deux conseils d’administrations n’ont pas trouvé de terrain d’entente, ni sur le prix ni sur le projet industriel. « L’avenir de Technip s’écrit avec confiance, avec ou sans CGG », ajoute-t-il tout en soulignant l’intérêt du rapprochement envisagé.
L’ambition de Technip était de créer un groupe intégré de services à l’industrie pétrolière, avec une offre complète de services d’exploration et de production.

Mais les analystes étaient sceptiques sur l’intérêt d’un rapprochement étant donné l’absence de visibilité sur le marché pétrolier et la situation financière dégradée de CGG. Le groupe a en effet accusé une perte nette de 356 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l'année, plombé par des ‘conditions de marché difficiles’ et par ses propres coûts de restructuration.

Alors que Technip grimpe de 5,5% lundi à la mi-journée, CGG dégringole de 31,9%. Les hedge funds très actifs sur le titre ces derniers mois pourraient en profiter pour racheter leurs positions.