Les prix du pétrole vont de record en record. Les investisseurs semblent de plus en plus appréhender un creusement du déséquilibre entre offre et demande.

Plusieurs indices alimentent cette hypothèse.

Face à l’appréciation continue du dollar qui tend à renchérir le cout de la matière première, de grands producteurs de pétrole membres de l’OPEP, comme l’Arabie Saoudite a pris la décision de réduire le prix du pétrole vendu à des acheteurs européens. Le chef de file du cartel ne montre ainsi aucun signe de marche arrière quant à sa volonté de ne pas réduire outre mesure sa production pour faire remonter le cours du baril.

La Abu Dhabi National Oil Company (13ème producteur mondial de pétrole et de gaz) a signalé que le prix de vente du mois de décembre pour son pétrole avait été fixé à 60,65 dollars le baril, son plus faible niveau depuis mai 2009.

Certains analystes tablent par ailleurs sur un accroissement des stocks de barils de pétrole et autres produits énergétiques aux Etats-Unis cette semaine.

Ces nouvelles s’ajoutent à des éléments déjà annonciateurs d’une intensification du surplus d’offre par rapport à la demande. La production de la Russie en 2014 a atteint un pic au cours de la période post soviétique. Le volume des exportations émanant d’Irak, autrement dit du deuxième plus grand pays producteur de l’OPEP a atteint un sommet depuis 1980.

La situation économique et politique au sein de la zone euro avec la réapparition du risque de sortie de la Grèce de l’union monétaire est de nature à renforcer la pression baissière sur le prix de l’or noir.

Les valeurs pétrolières continuent à être particulièrement attaquées. Ainsi, Total perd 1,27% et Technip 1,73%.
Lundi, à Wall Street, Transocean, une société qui propose des services de forage offshore aux sociétés pétrolières a abandonné 7,1%.