Et si le marché pétrolier avait touché le fond ? En moins d’une semaine le baril de WTI a repris près de 5 dollars à New York. Il s’échange à 49,30 dollars lundi à l’ouverture des marchés américains contre un plus bas de 44,37 dollars mercredi dernier. Les valeurs pétrolières et parapétrolières profitent de ce rebond, à l’image de Technip (+3,3%) et Total (+3%), tous deux en tête du CAC 40 cet après-midi.
Vendredi, l’indice S&P du secteur de l'énergie avait fini en hausse de 0,7% alors que le S&P 500 avait lâché 1,3%. « Après avoir perdu jusqu'à 1,5% en séance, l'indice S&P de l'énergie a fini en hausse grâce au rebond de plus de 7% des cours du pétrole après une enquête montrant que le nombre de plateformes de forage avait fortement baissé la semaine passée », commente John Plassard, directeur adjoint de Mirabaud Securities, cité par l’agence Reuters.

Le baril de Brent a quant à lui repris 7 dollars depuis son plancher de la mi-janvier. Il s’échange autour de 54 dollars lundi. « Il y a un seuil psychologique très fort à 50 dollars qui a été largement testé depuis le début de l'année (...) Certes, c'est beaucoup moins que les 100 dollars de l'an dernier, mais si ça tient, au moins ça offre plus de visibilité qu'une chute continue », souligne un gérant en poste à Paris, également cité par Reuters.

Rappelons que le baril de Brent valait plus de 110 dollars à la mi-juin 2014. La chute de 60% des cours observée depuis est due à l’excès d’offre le marché. Pour de nombreux experts il va falloir du temps pour résorber cette offre excédentaire. Le rebond du pétrole passe également par un redressement des économies européenne et chinoise, a souligné mercredi le ministre de l'Economie des Emirats Arabes Uni, Sultan bin Saeed al Mansouri mercredi. « Je m'attends à ce que d'ici le milieu de cette année nous assistions à un certain retournement des cours du pétrole et à un redressement des économies en Europe, aux Etats-Unis et en Chine », a-t-il déclaré.

Les investisseurs ne partagent pas forcément son optimisme. Ce matin l’annonce d’une activité manufacturière plus faible que prévu en Chine a fait (re)chuter le baril avant qu'il ne repasse dans le vert.