Dans le sillage des bourses européennes, le baril de brut de la mer du Nord connaît un net rebond vendredi, se hissant pour la première fois depuis deux mois au dessus des 61 dollars. Vers 15h10, le Brent gagne 7,2% par rapport à la veille, à 61,16 dollars. Ce rebond est lié à l’optimisme des investisseurs après la publication de chiffres de croissance un peu meilleurs que prévu en zone euro. Sur l'ensemble de l'année dernière, le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a progressé de 0,9% contre 0,8% attendu par la Commission européenne. L’Allemagne, première économie européenne, a enregistré une hausse de 1,6% de son PIB et a crû deux fois plus vite que prévu par les analystes au quatrième trimestre.

La baisse de la production américaine de pétrole de schiste qui se profile cette année est un autre élément de soutien. Hier Apache, l’un des géants du secteur, a annoncé qu’il allait couper ses dépenses d’investissement en capital de 60% et sa flotte d’appareils de forage de 70%.

Du côté des « majors » l’heure est aussi à la baisse des dépenses : Total prévoit ainsi de réduire de 30% son budget d’exploration-production en 2015. A terme, la baisse des investissements dans la production devrait réduire le surplus d’offre sur le marché. Mais pour l’heure les stocks sont au plus haut. Ils ont augmenté de 4,9 millions de baril la semaine dernière, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie, et culminent à 417,9 millions de barils. Le baril de light sweet crude reprend 3% vendredi, à 52,73 dollars, après avoir chuté mercredi à 49,73 dollars.