Selon le ministre du pétrole d’Arabie Saoudite, Ali Al Naimi, s’exprimant lors d’une conférence de presse ce mercredi 25 février, la demande de pétrole serait en hausse et le marché est revenu au calme. « Pourquoi voulez vous secouer les marchés ? Les marchés sont calmes…La demande est en progression » a déclaré ce dernier. C’est la première prise de parole du ministre depuis décembre 2014.

Cette allégation fait écho à un rapport de l’OPEP paru ce mois-ci qui indique que le cartel compte sur une consommation grandissante, notamment de la part des automobilistes américains.

Ce mois-ci, le ministre du pétrole de Kuwait, Ali al Omair avait précisé que l’excès d’offre avait diminué à moins de 1,8 million de barils par jour. La demande aurait cru de son coté de 2,2 millions de barils par jour en décembre sur un an glissant, soit la plus forte hausse en 18 mois.

L’OPEP avait décidé le 27 novembre de maintenir sa cible de production inchangée poussant plusieurs opérateurs à devoir réduire leur offre.

Le nombre de plateformes pétrolières aux Etats-Unis aurait ainsi baissé de 35% depuis le 5 décembre, à un plus bas niveau depuis 2011, selon le cabinet Baker Hughes. Les dépenses investies pour l’exploration et la production devraient diminuer de plus de 116 milliards de dollars cette année selon la firme Cowen & Co.

Les propos d’Ali Al Naimi ont contribué à rassurer quelque peu les opérateurs de marché. A cela s’ajoute des données positives concernant la Chine. Selon l’indice PMI réalisé conjointement par HSBC et Markit, le secteur manufacturier chinois très consommateur de pétrole est en expansion en février. L'indice s’est établi à 50,1.

Pour rappel le prix du baril a perdu près de 60% entre juin et juillet pour atteindre un point bas de 45 dollars.