Sur le seul mois de février la valeur du pétrole se serait appréciée de 15% (le cours de clôture le 31 janvier était de 52,99 dollars), un plus haut depuis mai 2009. A l’époque, la hausse avait été de près de 29% sur un mois.

Parmi les éléments explicatifs de la reprise de l'or noir ce mois-ci, figurent la réduction de l’offre de pétrole notamment en Mer du Nord et la hausse de la demande en particulier provenant de Chine.

Du côté de l’offre, la firme norvégienne Statoil a du fermer sa plateforme Statfjord C en Mer du Nord après avoir découvert des fissures. L’ensemble du champ Statfjord qui inclut d’autres plateformes a produit l’équivalent de 81 000 barils par jour en 2014.
Ailleurs en Europe, plane de nouveau la menace d’une interruption d’approvisionnement en gaz de l’Ukraine par la Russie qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses dans l’ensemble du continent.
Aux Etats-Unis, la diminution des puits forés associée à une notable baisse des dépenses des investissements en amont soutiennent l’idée d’un recul de la production à venir. Le nombre de puits de forage dans le Dakota du nord, le deuxième plus important Etat producteur de pétrole outre Atlantique s’est amoindri à 119 le 26 février contre 193 l’année dernière. Ce vendredi, la société Baker Hughes doit faire état du nombre de puits forés pour l'ensemble des Etats-Unis.
En Libye bien que l’offre soit montée à 100 000 barils par jour jeudi, en élévation de 40 000, la firme Repsol a signalé qu’il y avait peu d’espoir de reprendre la production à court terme en raison des problèmes de sécurité.

Sur le front de la demande, le secteur manufacturier en Chine semble gagner en dynamisme. Selon compagnie China National Petroleum, la demande implicite de la deuxième puissance mondiale devrait croitre de 3% cette année, davantage que ce qui a été estimé par l’Agence internationale de l’énergie. Les analystes de Philipp Futures voient également la demande s’améliorer dans la zone euro et au Japon.
Ces pronostics rejoignent la prévision faite par le ministre du pétrole d’Arabie Saoudite, Ali Al Naimi cette semaine. Ce dernier a indiqué que la demande de pétrole continuerait à croitre et a souligné le fait que le marché était enfin revenu au calme.