L’espoir de voir les baisses de production aux Etats-Unis venir réduire l’offre globale de pétrole et amoindrir le déséquilibre existant avec la demande en ralentissement avait poussé le cours du pétrole à la hausse la semaine dernière. Le mois de février avait ainsi marqué un pic en termes de variation haussière pour le prix de l’or noir depuis mai 2009- avec +18%.

Les investisseurs ont finalement considéré que les signes d’un déclin de la production étaient insuffisants.

Ce d’autant plus que le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a indiqué qu’un accord sur le programme nucléaire du pays pourrait être conclu cette semaine si les sanctions prises par l’Europe et les Etats-Unis étaient levées. Ceci pourrait stimuler les exportations de pétrole de l’Iran de 1 million de barils par jour supplémentaires.
En outre, la production de pétrole a augmenté en Libye à plus de 400 000 barils par jours.

Du coté de la demande, de nouvelles informations provenant de Chine semblent présager que la consommation au sein de la deuxième puissance mondiale ne sera pas d’un grand appui.
Selon une statistique émanant des autorités gouvernementales chinoises, le secteur manufacturier dans le pays-en tenant compte de l’activité des entreprises publiques- est en contraction en février. De plus, la Banque centrale de Chine a décidé de réduire à nouveau ses taux directeurs en vue de soutenir l’économie nationale.
Les importations nettes de pétrole en Chine en janvier ressortent en fort recul de 48% sur un an glissant. Il y a fort à penser qu’une amélioration notable ne devrait pas être relevée pour février.

La demande de pétrole est également affectée par une appréciation de la valeur du dollar. Le billet vert a atteint un plus haut niveau de 11 ans contre un panier de devises. Un renchérissement du dollar rend l’achat de barils de pétrole plus couteux.

D’après certains analystes les prix du pétrole devraient encore fléchir avant de reprendre de la hauteur. Les experts de Barclays voient le Brent redescendre à 47 dollars quelque part au cours du deuxième trimestre de l’année.