Les prédictions sur le marché pétrolier sont parmi les plus difficiles. A ce petit jeu, même les experts de Goldman Sachs se sont fait surprendre. Eux qui prévoyaient début janvier une baisse du baril à 40 dollars comme en 2008 n’en sont plus tout à fait convaincus aujourd’hui.

Plusieurs facteurs ont soutenu le rebond des cours du pétrole ces dernières semaines : un hiver rigoureux aux Etats-Unis entraînant une demande plus forte que prévu, les conflits en cours ainsi que plusieurs tempêtes de sables qui ont affecté la production au Moyen-Orient. Le WTI a ainsi repris environ 5 dollars entre la fin janvier et la mi-février, à 50 dollars le baril, et s’est stabilisé autour de ce niveau. A l’ouverture des marchés ce lundi il perdait neuf cents à 49,52 dollars.

Si l’offre de pétrole reste supérieure à la demande, le marché pourrait s’équilibrer au second semestre face à une reprise de la demande et à un déclin de l'offre chez les producteurs américains confrontés à des coûts élevés, a affirmé Abdallah El-Badri, le secrétaire général de l'Opep ce week-end. Goldman Sachs prévoit elle aussi une reprise dans la deuxième partie de l’année mais à court terme les cours du pétrole risquent de baisser, notamment en raison de l’arrivée du printemps et du rétablissement des exportations irakiennes. La hausse du dollar pèse également sur les cours du pétrole, libellés en monnaie américaine.

Dans ses prévisions de janvier Goldman Sachs prévoyait un baril de WTI à 40,5 dollars à la fin du deuxième trimestre 2015 avant un rebond à 65 dollars en 2016. D’après les commentaires faits par la banque dimanche il semble qu’elle table désormais sur une fourchette plus restreinte.