Le rebond du pétrole a fait long feu. Le baril de WTI (brut léger américain) vient d’effacer, en l’espace d’une semaine, ses gains du mois écoulé. Il s’échange à 44,10 dollars lundi vers 13h45 GMT contre 50,17 dollars lundi dernier.

A l’origine de cette rechute, un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publié vendredi, soulignant la persistance d’une offre très abondante sur le marché. Malgré la baisse notable du nombre de plateformes en activité au États-Unis, la production américaine de pétrole de schiste montre « peu de signes de ralentissement », selon l’AIE. Certains analystes s’interrogent même sur les capacités de stockage de cette production étant donné le niveau déjà élevé des stocks.

« La phase de rééquilibrage qui a été déclenchée par la chute des prix n'a pas encore fait son temps », estime l’AIE pour qui le rebond des cours du brut puis leur stabilisation en février n’était qu’un leurre. Il faudra attendre le deuxième semestre pour voir une véritable stabilisation, sous l’effet d’une hausse de la demande et d’une baisse de la production américaine, ajoute l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) dans un rapport publié ce lundi.

L’Opep table sur une hausse de la consommation de pétrole cette année, de 1,2 million de barils par jour (contre une hausse d'environ 700 000 b/j en 2014), tirée par la demande chinoise et le Moyen-Orient. L’AIE, qui défend les pays consommateurs, mise elle sur une hausse d'environ un million de barils par jour.