Le cours du Brent était monté de plus de 2% mercredi après que la Réserve fédérale américaine ait laissé sous entendre vouloir prendre plus de temps avant d’enclencher son processus de hausse de taux. La nouvelle avait poussé le dollar à la baisse et par la même occasion le pétrole.

Cependant ce jeudi matin, le billet vert a repris son rallye haussier.
Et les fondamentaux du marché de l’or noir ont repris le dessus dans le comportement des investisseurs. En particulier, le fait que les stocks de barils de pétrole aient atteint un nouveau niveau record aux Etats-Unis. Selon l’Agence d’information sur l’énergie américaine, les stocks ont augmenté de 9,6 millions de barils la semaine dernière.

Sur le marché des contrats à terme, le cours du baril pour une livraison en mai s’est replié à 54,87 dollars.

A également contribué au mouvement baissier, les dernières déclarations du ministre du pétrole du Koweït, Ali al-Omair, selon lesquelles même si une certaine inquiétude est alimentée à propos de forte chute du baril de 50% depuis l’été 2014 en raison des répercussions négatives sur le budget du pays, l’OPEP n’a pas d’autre choix que de maintenir sa production inchangée. « Nous ne voulons pas perdre nos parts de marché » a précisé M al-Omair.

L’OPEP a décidé le 27 novembre dernier de ne pas modifier son niveau de production global, à 30 millions de barils par jour, en dépit de l’affaiblissement des prix du pétrole.