Des sources proches du dossier auraient indiqué que les échanges avaient progressé ce week-end de manière à sortir d’une impasse qui était apparue quelques jours plus tôt.
De nombreux investisseurs tablent à présent sur le fait qu’un deal préliminaire devrait être annoncé si ce n’est demain, du moins à une date ultérieure arrêtée conjointement par l’ensemble des parties prenantes.

Cette considération géopolitique qui pourrait conduire à la commercialisation d’un volume plus important de pétrole sur le marché mondial consécutivement à la levée des sanctions qui pèsent sur les exportations pétrolières iraniennes vient s’ajouter à des fondamentaux déjà favorables à un maintien du prix du baril à un niveau bas.

En cela l’offre continue à excéder à la demande de 1,5 million de barils par jour. La production est toujours très abondante outre Atlantique, au point que les stocks reconstitués ont atteint un niveau record. Si l’investissement des acteurs du pétrole de schiste a fortement ralenti, voire  s'est arrêté à certains endroits, tel n’est pas encore le cas de la production.

Parallèlement malgré la reprise de la conjoncture économique, la demande est pénalisée par la vive appréciation du dollar contre ses principales contreparties. Elle est, en outre faiblement alimentée par une grande partie des raffineries existantes d'après les experts de Morgan Stanley en raison d'un affaiblissement de leur activité.

Selon la société Phillip Futures, le cours du baril est destiné à décliner davantage au cours du deuxième trimestre de l’année. Le cours du baril de Brent devrait descendre entre 50 et 53 dollars et le cours du baril WTI fléchir entre 46 et 48 dollars. Pour ce dernier, le rythme élevé de production aux Etats-Unis, associée à une hausse de la production au Libye et à un essoufflement de la conjoncture en Chine devraient retarder le rebond du prix de la matière première.