Une délégation iranienne s’est rendue à Pékin afin de négocier une hausse des exportations de pétrole, quelques jours à peine après que Téhéran ait conclu un accord cadre avec six grandes puissances dont la Chine.
Cette dernière est la plus importante partenaire commerciale de l’Iran et par la même occasion sa plus importante importatrice de pétrole.

Environ la moitié des exportations de pétrole iraniennes aurait été achetée par la Chine depuis 2012 lorsque les sanctions infligées par les Etats-Unis et l’Europe se sont endurcies. En 2014, l’Iran aurait été le sixième plus gros fournisseur de pétrole de la Chine, avec 27,46 millions de tonnes de barils.

Amir-Hossein Zamaninia, le ministre adjoint du pétrole, a signalé vouloir discuter avec les autorités chinoises de leurs projets en matière de pétrole et de gaz en Iran. « La Chine a plusieurs grands projets en Iran et nous souhaitons mettre sur la table et résoudre les questions concernant ces projets ». L’un de ces projets concerne l’immense champ gazier South Pars, un autre le champ de pétrole d’Azadegan Nord.

Parallèlement des représentants de la société nationale de pétrole vont rencontrer les plus grands acheteurs de pétrole chinois.

Une nouvelle note de Goldman Sachs

Goldman Sachs a indiqué dans une nouvelle note de recherche s’attendre à ce que les stocks de barils de pétrole aux Etats-Unis atteignent un pic en avril puis redescendent par la suite à 350 000 barils par jour entre mai et septembre.

Selon la banque d’affaires, il est peu probable que prix du baril dépasse de beaucoup sa prévision de 40 dollars au cours des trois prochains mois dès lors que les inventaires de barils devraient encore croitre d’ici octobre, exerçant une pression baissière sur les cours jusqu’en 2016.

« Les prix devraient rester faibles au cours des prochains mois pour atteindre un ralentissement suffisant et durable de la croissance de la production pétrolière aux Etats-Unis » a spécifié Goldman Sachs. Pour ce dernier, la perspective d’évolution de la production de pétrole aux Etats-Unis en 2016 rend l’estimation d’un baril du baril à 65 dollars l’année prochaine trop élevée.

L’Institut américain du pétrole doit publier son évaluation des inventaires de pétrole hebdomadaires ce mardi. L’Agence américaine de l’information sur l’énergie devrait faire état de ses chiffres ce mercredi.