Le baril de Brent avait atteint le niveau de 64,34 dollars avant de redescendre.

La Banque centrale de Chine a décidé d’abaisser son taux de réserves obligatoires de 1% afin de donner de l’oxygène à l’économie. C’est la plus forte diminution actée depuis novembre 2008.

Selon la société de services Baker Hughes, le nombre de puits de forage s’est contracté pour la 19ème semaine consécutive aux Etats-Unis pour toucher son plus bas niveau depuis 2010.

Ces deux considérations ont influencé à la hausse le cours de l'or noir.

Toutefois la remontée a été limitée par les dernières déclarations du ministre du pétrole d’Arabie Saoudite, Ali al-Naimi.

Selon ce dernier, la production du premier exportateur de pétrole au monde devrait rester robuste au mois d’avril, autour de 10 millions de barils par jour. « J’ai pu indiquer à plusieurs reprises que nous serons toujours ravis de fournir à nos clients le niveau de pétrole qu’ils souhaitent. Actuellement, ils réclament 10 millions de barils par jour » a signalé Ali al-Naimi.

L’Arabie Saoudite a produit 10,3 millions de barils par jour en mars.

Les analystes de Morgan Stanley se disent être préoccupés par la focalisation du marché sur la production américaine. Selon la banque d’investissement, la production des pays de l’OPEP pourrait s’avérer plus importante dès lors que celle-ci a cru d’un million de barils par jour sur un rythme mensuel en mars. L’Arabie Saoudite a ajouté à elle seule l’équivalent de la moitié de la production de Bakken, le plus large champ de pétrole de schiste aux Etats-Unis, en l’espace de quelques mois, soit bien plus que la réduction de la production outre Atlantique.