Les pays membres de l’OPEP qui contrôlent 40% de la production de pétrole dans le monde doivent ce réunir à Vienne à la fin de la semaine. Selon un représentant du cartel, un consensus existerait pour maintenir inchangé le niveau de barils mis sur le marché. « Personne ne veut jouer les trouble-fête. La réunion devrait se dérouler sans heurt » aurait commenté ce responsable auprès de l’agence Reuters.

Bien que la stratégie menée par l’Arabie Saoudite consistant à orchestrer une diminution du cours du pétrole pour évincer les nouveaux producteurs arrivés sur le marché, notamment aux Etats-Unis, semble produire ses effets - les puits de forage aux outre-Atlantique sont passés de 1600 à 650-celle-ci n’est a priori pas terminée.
Ce d'autant plus que la production américaine de pétrole reste encore très élevée, autour de 9,6 millions de barils par jour en avril, un plus haut niveau en quarante ans.

Selon les experts de la banque anglaise Barclays, du fait de l’intensification du risque géopolitique qui menace la production dans le Moyen Orient et au nord de l’Afrique, il est non seulement hautement improbable que l’OPEP réduise son quota de production, mais par ailleurs une hausse de ce quota est possible.

Les analystes de Citigroup ont signalé cette semaine que du fait de la très vraisemblable décision du cartel de ne pas réduire sa production, l’excès de l’offre de pétrole dans le monde devrait persister jusqu’en 2016.