Sans surprise le cartel a décidé de ne pas réduire sa production de pétrole pour les six prochains mois en dépit du fait que les prix soient encore en baisse de 40% sur un an glissant.

Selon le ministre du pétrole d’Arabie Saoudite, Ali al Naimi, le quota de production jusqu’ici en vigueur, de 30 millions de barils par jour, a été reconduit. Ce quota mis en place depuis plus de trois ans se présente comme le plus long quota de l’histoire de l’OPEP, autrement dit de ces 55 dernières années.

La volonté est clairement affichée par le principal producteur de l’OPEP, l’Arabie Saoudite, de ne pas apporter de support à un rebond du prix du baril de manière à continuer à affecter les nouveaux producteurs apparus dans les pays non membres de l’OPEP, en premier lieu desquels les Etats-Unis.

Ce statu quo soutenu par une majorité des pays membres de l’OPEP a été maintenu malgré le fait que l’affaiblissement du prix du baril ait dans une large mesure affecté la capacité de génération de revenus découlant de la commercialisation de l’or noir.
Selon le FMI, les nations du Golf, autrement dit l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et les Emirats arabes unis devraient perdre 287 milliards de dollars de revenus rien que cette année cette année.

Cependant ces pays jouissent du plus faible cout de production de pétrole dans le monde, estimé entre 2 dollars et 10 dollars le baril et ont des réserves d’environ 2400 milliards de dollars.

A noter que la prochaine réunion des membres de l’organisation est prévue le 4 décembre.