Nouvelles turbulences sur les marchés pétroliers. Après avoir chuté de 6% lundi, le Brent de la Mer du Nord cède encore 2,5% mardi vers 16h30, dans la foulée du WTI américain qui s’est retrouvé sous forte pression dès l’ouverture de Wall Street. La baisse du baril atteint 11% sur les cinq dernières séances.

« Les incertitudes en Euroland, les craintes que la chute du marché actions chinois affecte la croissance du pays, mais aussi - et surtout - la perception d'une offre durablement élevée en provenance des Etats-Unis, notamment après l'annonce de l'augmentation du nombre de puits actifs selon la statistique hebdomadaire de Baker Hughes, pèsent sur les cours », commentent dans une note les analystes d'Aurel BGC.

L’autre explication de ce mouvement est à chercher à Vienne où les négociations autour du programme nucléaire iranien se poursuivent. Bien que la date butoir eût été fixée à aujourd’hui, les deux camps (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne d’un côté, Iran de l’autre) ont décidé de prolonger leurs discussions. « Nous continuons les discussions au cours des prochains jours (…) Nous avons une fenêtre, c'est difficile mais nous savons tous que nous avons une grande responsabilité que nous ne pouvons rater », a ainsi indiqué la cheffe de diplomatie européenne, Federica Mogherini. L’enjeu est de taille pour le marché pétrolier car l’Iran, quatrième plus gros producteur de l’Opep, estime qu’il pourrait doubler ses exportations si les sanctions liées à son programme nucléaire étaient levées.

Outre le pétrole, d’autres matières premières ont vu leur cours baisser nettemetn ces derniers jours. C’est notamment le cas du fer et du cuivre dont le repli semble davantage lié aux inquiétudes sur la croissance chinoise.