Après un léger rebond vendredi, les cours du pétrole ont repris leur tendance baissière hier. Le baril de brut léger américain (WTI) a clôturé à 41,57 dollars, à son plus bas niveau depuis mars 2009. Quant au Brent de la Mer du Nord, il s’échange ce matin à 48,3 dollars, en baisse de 0,5% et proche de son plus bas du début de l’année.

La baisse du jour est liée à une série d’indicateurs décevants aux Etats-Unis et au Japon. L’économie nippone s’est contractée de 1,6% en rythme annualisé au deuxième trimestre, tandis que l’activité manufacturière a encore ralenti au mois d’août dans la région de New York, d’après l’indice Empire State.

Ces indicateurs interviennent dans un contexte de déséquilibre du marché pétrolier, où l’excès d’offre ne devrait pas se résorber de sitôt, selon l’Agence internationale de l’énergie. Ni l’Opep ni les autres pays producteurs (Etats-Unis, Russie) n’ont l’intention de réduire leur production malgré une demande qui peine à décoller. Le seuil psychologique de 40 dollars le baril devrait par conséquent être enfoncé, et certains analystes n’hésitent pas à envisager un baril à 35 dollars. Les valeurs pétrolières et parapétrolières risquent donc de se retrouver sous pression comme c’est le cas aujourd’hui de Total (-1,2%) et Technip (-1,6%).