Le gazole, qui représente plus de 80% des volumes de carburants vendus en France, valait en moyenne 1,0868 euro le litre la semaine dernière, soit 3,16 centimes de moins que la semaine précédente et son niveau le plus bas depuis février 2010, d'après les relevés hebdomadaires du ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

Les prix de l'essence ont eux aussi reculé nettement, atteignant des plus bas depuis début février 2015. Le litre de sans plomb 95 valait en moyenne 1,3173 euro (-4,66 centimes) et celui de sans plomb 98 était vendu 1,3894 euro (-4,13 centimes). Cette baisse fait suite à la chute des cours du pétrole ces dernières semaines. Le baril est tombé fin août à 42 dollars à New York, son plus bas niveau depuis 2009, avant de se reprendre. La baisse depuis un an atteint 50%.

Cette division des prix par deux profite aux secteurs industriels fortement consommateurs d’hydrocarbures. Dans la chimie, la réduction de la facture sera de 1,4 milliard en 2015 par rapport à 2014, estime l'Union des industries chimiques (UIC). Celle-ci affirme qu’elle répercute les baisses à ses clients de l'automobile, de la construction et de l'agriculture.

S’agissant de l’automobile, le secteur profite d’un double effet positif sur ses coûts de production et sur le pouvoir d’achat des consommateurs. « Pour remplir une cuve de fioul domestique, le gain est de 200 euros par rapport à l'an dernier, et pour un véhicule qui roule 15.000 km par an et consomme 6 litres aux 100 (km), il est de 250 euros », estime Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), interrogé par l'AFP. Les ventes de voitures neuves affichent ainsi une hausse de 5,9% depuis le début de l’année, une reprise tirée en partie par la baisse des prix à la pompe. La part des véhicules diesel est cependant en baisse, à 58% contre 65% l’année dernière.