De nombreux défenseurs de l’environnement et investisseurs s’étaient opposé au projet perçu par certains comme trop dangereux pour des espèces protégées et par d’autres comme étant trop couteux.

Le communiqué de Shell énonce que la firme a trouvé des indications intéressantes dans le bassin ciblé, mais insuffisantes pour justifier une poursuite de l’exploration compte tenu du faible prix du baril et du risque élevé de voir les autorités de l’Etat de l’Alaska prendre de nouvelles mesures réglementaires pour sauvegarder l’environnement. 7 milliards de dollars avaient déjà été décaissés pour financer les premières recherches.

Selon les analystes de Deutsche Bank, l’exploration aurait pu couter à la compagnie environ 9 milliards de dollars.

Shell avait précisé avoir provisionné pour ce projet 3 milliards de dollars dans son bilan avoir sollicité des prêts d’un total de 1,1 milliards de dollars.

L’abandon de Shell intervient à peine six semaines après que le gouvernement ait octroyé sa licence.

La décision de retrait de Shell est la dernière d’une longue série de décisions similaires adoptées par d’autres compagnies pétrolières et gazières dans la zone arctique. Un peu plus tôt dans l’année, Norway's Statoil a fait état d’un report de ses travaux d’exploration. En 2012, ce fut le cas de Gazprom, de Total et de Statoil.