En forte hausse hier, le pétrole poursuit son rebond mercredi sur les marchés européen et américain. Vers 15h50 le baril de Brent de la Mer du Nord gagne 1,4% à 52,9 dollars tandis que ‘light sweet crude’ new-yorkais s’adjuge 0,7% à 49,4 dollars. Depuis le début de la semaine ils affichent tous deux une hausse de 9%.

Cette hausse est alimentée par un rapport de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) prévoyant un rééquilibrage du marché pétrolier. La demande mondiale de pétrole devrait connaître l'an prochain son rythme de croissance le plus élevé depuis près de six ans, tandis que l'offre des pays non-membres de l'Opep stagne, selon ce rapport. Aux Etats-Unis, le nombre d’appareils de forage est retombé à son plus bas niveau depuis l’avènement des hydrocarbures de schistes. «La chute (de la production américaine) pourrait même être encore plus rapide si les prix restent à leur niveau actuel», commentent les analystes de Nomura.

Pailleurs, le secrétaire général de l'Opep Abdullah al-Badri a laissé entendre pour la première fois depuis le mouvement de baisse des cours que les pays producteurs pourraient se mettre d’accord pour soutenir les prix. L’Opep doit coopérer avec des producteurs extérieurs pour faire face au problème de l'offre excédentaire de pétrole, a-t-il déclaré quelques jours après des discussions entre l'Arabie saoudite et la Russie à ce sujet.

Les valeurs pétrolières et parapétrolières réagissent fortement à cette éventuelle coopération. En une semaine, les actions de Vallourec, Technip, CGG et Maurel & Prom ont repris respectivement 38%, 19%, 30% et 37%. Total s’est apprécié de 15%. Tout le secteur des matières premières est en rattrapage, à l’image d’ArcelorMittal qui gagne 10,6% mercredi.