Technip est-il le bon élève de l'industrie parapétrolière ? Les résultats publiés la semaine dernière par le groupe tricolore ont fait une forte impression sur les investisseurs habitués ces derniers mois à de sévères déconvenues dans le secteur.

Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti en hausse de 2,6% à 10,34 milliards d'euros tandis que le résultat opérationnel courant (ROC) ajusté s'est étoffé de 19,7% à 987 millions d'euros. Le bénéfice net a pâti d'une charge exceptionnelle de 635 millions d'euros lié au plan d'économies lancé en juillet dernier mais il reste positif, à 45 millions d'euros.

"Le plan de réductions de coûts annoncé en juillet 2015 commence à porter ses fruits" a expliqué le groupe dans un communiqué, précisant qu'il rehaussait son objectif d'économies à 1 milliard d'euros contre 830 millions auparavant. Cela passe par de nouvelles sources d'économies dans les achats et les charges immobilières, tandis que le nombre de suppressions de postes reste inchangé (6000 postes soit 16% de l'effectif mondial).

Malgré ces bonnes nouvelles Technip ne s'attend pas à une embellie de ses marchés dans les 12 à 18 prochains mois. Il prévoit que les investissements des compagnies pétrolières dans de nouveaux projets resteront bien inférieurs au niveau de 2014, même si l'aval (raffinage et pétrochimie) résiste mieux que l'amont (exploration et production d'hydrocarbures).

Il table ainsi sur un recul de son chiffre d'affaires et de son résultat opérationnel au sein de sa branche Subsea mais prévoit une amélioration de la rentabilité de ses activités Onshore. Le groupe a par ailleurs proposé de maintenir son dividende annuel à deux euros par action, en prévoyant toutefois un paiement facultatif en actions, comme l'an dernier.