L'Arabie Saoudite ne gèlera sa production d'or noir que si l'Iran et les autres grands producteurs de la région en font autant, a déclaré vendredi le vice-prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salman, cité par l'agence Bloomberg.
Ces propos font l'effet d'une douche froide sur les marchés où le baril de WTI abandonne 2,7% vendredi vers 15h, pesant lourdement sur les bourses européennes (le CAC 40 lâche 2,7%) et certainement sur l'ouverture de Wall Street.

Les investisseurs s'inquiètent de l'offre abondante sur les marchés pétroliers et doutent de la capacité des pays producteurs à trouver un terrain d'entente lors de la réunion prévue le 17 avril à Doha. Même s'il a annoncé sa participation à cette réunion, l'Iran a clairement indiqué qu'il ne se laisserait pas imposer de gel de sa production. Au contraire, le pays entend profiter de la levée des sanctions internationales pour retrouver son niveau de production d'avant 2012.

De leur côté l'Arabie Saoudite, la Russie et le Qatar tentent d'imposer un gel à tous les pays producteurs. Jusqu'à présent, ils ont réussi à convaincre "15 pays représentant 73% de la production mondiale", selon le président de l'Opep Mohammed al-Sada, mais la question de l'Iran reste entière. En menaçant aujourd'hui de ne pas appliquer l'accord, l'Arabie Saoudite met une pression énorme sur des négociations déjà difficiles.