L'un des principaux responsables du rebond boursier depuis le début de la semaine, le baril de pétrole a atteint mardi les 44 dollars, son plus haut niveau depuis cinq mois, avant que les ardeurs ne soient refroidies jeudi par la publication de stocks hebdomadaires en forte hausse aux Etats-Unis. Les opérateurs ont les yeux rivés sur le Qatar où aura lieu dimanche une réunion entre les pays producteurs qui pourrait déboucher sur un gel de leurs niveaux de production.

Vers 11h15 jeudi, le Brent cède 0,02% à 43,89 dollars. "S'il devait y avoir un gel de la production, plutôt qu'une baisse, l'impact sur les approvisionnements physiques de pétrole sera limité", prévient jeudi l'Agence internationale de l'énergie. En revanche la baisse de la production d'huile de schiste aux Etats-Unis, un des principaux pays producteurs qui sera absent de Doha, est un facteur favorable à une remontée du prix du baril. "Depuis plusieurs mois, nous anticipons (...) une croissance soutenue de la demande de pétrole et une baisse de l'offre non-Opep. Ce scénario prend forme et le marché pétrolier semble se rapprocher de l'équilibre dans la seconde moitié de cette année", précise l'AIE.

Pour l'heure "la surabondance d'offre persiste et les stocks restent élevés", note l'Opep dans son rapport publié mercredi. Le cartel estime à 31,5 millions de barils la demande quotidienne qui lui sera adressée cette année, un chiffre inférieur à sa production actuelle (32,25 mbj en mars). A ce stade, les signaux d'un véritable rééquilibrage des marchés restent rares et de nombreuses "incertitudes" pèsent sur la demande mondiale, insiste le rapport. Les marchés ont choisi de rester optimistes avant la réunion de dimanche. Gare aux déceptions si aucun accord n'est trouvé.