Le cours du Brent tourne à ce jour autour de 52 dollars. « En début d’année, personne ne soupçonnait le retour à un tel niveau» commente Patrick Mange . Ce sursaut de près de 87% s’explique avant tout par l’atténuation du déséquilibre entre l’offre et la demande, causée en partie par un fort accroissement de la consommation indienne. « L’Inde est véritablement en train de prendre le relai de la Chine en particulier du fait d’une multiplication des ventes de gros véhicules qui nécessitent beaucoup de carburant » éclaire Patrick Mange.

Il est fort probable que le cours du pétrole continue à évoluer à la hausse d’ici la fin de l’année, avance le stratégiste de la BNP IP. « De nombreux analystes s’attendent à un rééquilibrage total entre la demande et l’offre au troisième ou quatrième trimestre. Dans ces conditions, le prix du Brent pourrait s’établir entre 60 et 70 dollars, voire un peu au-delà », subodore Patrick Mange. « Nous retrouverions alors un niveau « trade-off » acceptable à la fois pour les pays émergents importateurs et les pays émergents exportateurs » ajoute ce dernier.

Une faible influence de l’Iran

L’Iran a rehaussé sa capacité de production d’environ 400 millions de barils au premier semestre et devrait encore l’augmenter de 600 millions de barils au second semestre. Le pays devrait donc ajouter au total cette année 1 milliards de barils à l’offre global. Pour autant, « cela ne devrait pas compromettre le mouvement de contre-balancement offre-demande », préjuge Patrick Mange.