Vallourec a bu de la potion magique. Le titre signe mercredi la plus forte hausse du SBF 120 (+11%) alignant une cinquième séance de hausse consécutive. Dans une note publiée ce matin Morgan Stanley a émis une recommandation Surpondérer avec un objectif de cours de 7 euros sur le titre, qui évolue actuellement sous les 4 euros.

En dépit d'une nouvelle chute de 30% du chiffre d'affaires de Vallourec au premier semestre, Morgan Stanley se montre optimiste sur les perspectives du fabricant de tubes sans soudure, qui devrait notamment bénéficier d'un rebond de ses activités américaines. "Le marché OCTG (Oil Country Tubular Goods, ndlr) américain s'améliore avec un nombre de puits de forages terrestres en hausse de 22% par rapport aux plus bas, des stocks de produits OCTG en baisse de 32% par rapport aux sommets et des prix OCTG qui ont cessé de reculer avec quelques hausses de prix désormais évidentes", souligne le courtier. Le nombre de puits pourrait tripler d'ici à la fin 2018 "conduisant à un restockage des produits OCTG et des volumes plus élevés pour Vallourec".

Dans ces conditions et grâce aux mesures d'économies mises en œuvre par le groupe, le résultat brut d'exploitation (Ebitda) devrait redevenir positif dès 2017, à hauteur de 106 millions d'euros, et pourrait atteindre 527 millions d'euros en 2018, ajoute Morgan Stanley. 

Vallourec a lancé l'année dernière un plan de restructuration comprenant des fermetures d'usines en Europe et jusqu'à 3000 suppressions de postes dans le monde. Il vient également de boucler une augmentation de capital d'un milliard d'euros soutenue par l'Etat français et le groupe japonais Nippon Steel& Sumitomo, montés chacun à hauteur de 15% du capital. Cette opération a soutenu le titre au cours des derniers mois mais ce dernier reste très volatil et lié aux variations du prix du baril. Lors de la publication de ses résultats semestriels début août, le groupe a indiqué qu'il continuerait à pâtir au second semestre 2016 d'une faible demande et d’une pression intense sur les prix, tablant sur une perte d'exploitation (Ebitda) supérieure à celle enregistrée en 2015 (-77 millions).