CGG ne voit pas le bout du tunnel. Le groupe de services et d'équipements parapétroliers a vu son chiffre d'affaires chuter de 44% au troisième trimestre et ne voit pas de signes de reprises pour l'année prochaine. "Alors que nous attendions début 2016 l’amélioration de certaines de nos activités pour 2017, et tandis que nos clients sont encore en phase de planification budgétaire, nos dernières discussions nous laissent à penser que notre marché devrait rester en 2017, très similaire à 2016", souligne le groupe dans un communiqué.

Comme d'autres entreprises parapétrolières, CGG subit de plein fouet la pression des compagnies pétrolières et gazières, ses principaux clients, elles-mêmes obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut. Les prix de l'or noir ont été divisés par plus de deux depuis l'été 2014, malgré une remontée amorcée en septembre sur fond d'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire qui plombe le marché.

Vers une nouvelle augmentation de capital ?

"Le contexte de remontée des prix du brut ne s’est pas traduit, à ce stade, pour notre secteur par une amélioration des conditions de marché, qui restent difficiles. Cet environnement a pesé sur le niveau de notre chiffre d’affaires au troisième trimestre", ainsi que sur le résultat opérationnel, qui passe en territoire négatif , à -38,9 millions de dollars, contre un bénéfice de 4,3 millions un an plus tôt. La perte nette, elle, est passée de 1,07 milliard au troisième trimestre 2015 à 87 millions grâce à la mise en œuvre d'un plan d'économies drastique, qui prévoit la suppresion de près de 40% des effectifs.

Mais face à un endettement encore important (2,3 milliards d'euros) le groupe va devoir évaluer, début 2017,"les options existantes à court et long terme, afin de répondre au mieux aux contraintes de notre structure financière". Il songe notamment à un allongement de la maturité de sa dette et n'exclut pas une nouvelle augmentation de capital, après celle de 350 millions d'euros réalisée début 2016.

Ces commentaires ont fait l'effet d'une douche froide mardi à la bourse de Paris, où le titre a chuté de 28,5% à 16,5 euros. Premier à réagir, Oddo a maintenu son opinion 'neutre' et son objectif de cours de 24 euros sur CGG. "Le programme de réduction de coûts engagé depuis fin 2013 et accentué se déroule conformément aux attentes', reconnaît l'analyste. 'Il n'en demeure pas moins que la visibilité sectorielle reste limitée'.