Après un beau rebond boursier en 2016 Vallourec a déçu les investisseurs lors de la publication de ses résultats annuels jeudi dernier. Le groupe a fait état d'une perte nette de 758 millions d'euros en 2016, contre 865 millions en 2015 tandis que son chiffre d'affaires annuel, à 2,96 milliards d'euros, est ressorti en baisse de 22%, après déjà un plongeon de 33% l'année précédente.

Le titre cédait encore plus de 4% mardi à la mi-journée soit une baisse de près de 20% en trois séances. L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) a dégradé hier soir la note de la dette à long terme du groupe, estimant que son redressement prendrait plus de temps que prévu dans un contexte de faibles investissements dans le secteur du pétrole et du gaz en général et alors que Vallourec possède toujours des coûts élevés. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) et le cash flow libres resteront négatifs en 2017 ce qui justifie le passage de la note de B+ à B, avec perspective négative, selon l'agence. S&P croit toutefois que l'Ebitda devrait se redresser en 2018-2019 grâce au plan de restructuration en cours et à la reprise du marché. En outre la liquidité de la société demeure forte.

De son côté, Morgan Stanley a maintenu sa recommandation Surpondérer sur le titre, estimant que la chute des derniers jours constituait une opportunité d'achat. "Le profil d'investissement est intact avec une exposition à levier [...] sur les fondamentaux du marché des produits tubulaires pour champs pétroliers (Oil Country Tubular Goods ou "OCTG")", a précisé le courtier qui a fixé un objectif de cours de 11 euros. Morgan Stanley parie notamment sur le redémarrage des investissements des compagnies pétrolières américaines soutenues par la nouvelle administration Trump.