L’accord de l’OPEP signé à la fin de l’année dernière a permis d’établir un seuil plancher pour le prix du pétrole à 50 dollars. Toutefois, une hausse considérable de l’offre de pétrole de schiste aux Etats-Unis qui a permis aux stocks pétroliers américains d’atteindre un niveau record empêche ce même prix d’aller bien au-delà de ce seuil.

Selon le dernier rapport de l’American Petroleum Institute (API) paru mardi soir, les stocks pétroliers aux Etats-Unis auraient augmenté de 897 000 barils la semaine dernière. Le consensus tablait sur un fléchissement de 1,7 million de barils.

Si l’OPEP et la coalition ne reconduisent pas l’accord prévoyant la diminution de la production de 1,8 millions de barils par jour au cours du premier semestre 2017, ce seuil devrait disparaitre, alerte l’ADIA.

Une des conséquences de l’extension de la contraction de la production de pétrole par les pays de l’OPEP sera un gain de parts de marché de l’Irak et de l’Iran au détriment de l’Arabie Saoudite. Cette dernière qui est le premier producteur du cartel a diminué davantage sa production que l’Irak qui occupe la deuxième place du classement. Parallèlement, l’Iran qui a fait l’objet en 2016 d’une levée des sanctions prises à son encontre a été autorisé à augmenter légèrement sa production.

Le ministre de l’énergie saoudien Khalid al-Falih a indiqué être intéressé par des discussions entre les pays membres de l’OPEP et les pays alliés pour stabiliser le prix du baril.

L’Agence d’information sur l’énergie américaine, l’Energy Information Administration doit faire part de ses chiffres sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis ce mercredi. Si le rapport confirme les données livrées par l’API, il est fort probable que la nécessité de poursuivre la baisse de la production pour les pays de l’OPEP et leurs alliés revête plus d’acuité.