Un espoir pour CGG. Le groupe de services parapétroliers a trouvé un "accord de principe" avec une partie de ses créanciers après des mois d'âpres discussions. Il doit permettre à la société de réduire drastiquement son endettement et de poursuivre son redressement opérationnel. Cet arrangement, qui doit encore recevoir l'aval de l'assemblée générale des actionnaires et d'une majorité de créanciers, est "conforme à l’intérêt social de la Société, préserve l'intégrité du Groupe, fournit un cadre pérenne pour ses activités, ses salariés et ses clients, et offre aux actionnaires actuels l’opportunité de participer au redressement de la Société", souligne CGG dans un communiqué.

Il prévoit la conversion de la totalité de la dette non-sécurisée (1,9 milliard d'euros) en actions ainsi qu'une augmentation de capital d'un montant de 125 millions de dollars. Le prix de conversion, 3,5$ par action, est plus favorable aux créanciers que ce qu'avait précédemment proposé la société (4$ par action). Les actionnaires bénéficieront, quant à eux, de bons de souscription d'actions (BSA) au même prix.

Quoiqu'il en soit, l'opération s'annonce fortement dilutive pour les actionnaires existants qui ne détiendront plus qu'entre 13,6% et 22,4%, en fonction de leur taux de participation à l'augmentation de capital. Le conseil d’administration du groupe CGG a décidé de reporter l’assemblée générale ordinaire devant approuver les comptes de l’exercice 2016, afin de permettre aux actionnaires de pouvoir voter à la fois sur les comptes de l’exercice 2016 et sur la restructuration. 

L'accord doit par ailleurs être dûment validé par les créanciers, dont certains n'ont pas participé aux discussions. En attendant la société "envisagera d’engager rapidement l’ouverture de procédures judiciaires, potentiellement dans plusieurs pays. Ces procédures, supervisées par un tribunal, seront initiées pour mettre en œuvre l’Accord de Principe et préservent la liquidité de la société et la valeur de ses activités. Comme de nombreuses sociétés l’ont démontré, ces procédures peuvent être une solution efficace pour parvenir à une restructuration de la dette avec un impact réduit sur l’activité".

Vers 12h15 le titre rebondit de 26% à la bourse de Paris après avoir perdu 65% de sa valeur depuis le 1er janvier (et près de 95% en deux ans).