Les cours du pétrole étaient en nette baisse lundi 2 octobre, plombés par la hausse du dollar et des signes d'un regain de production aux Etats-Unis ainsi qu'au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Vers 15h30 GMT, le baril de light sweet crude américain cédait 2,3% à 50,24 dollars et le Brent de la Mer du Nord lâchait 3,2% à 55,65 dollars.

Ce mouvement de baisse "est en grande partie lié au renforcement du dollar, qui a regagné du terrain ce week-end face aux principales devises", a indiqué à l'AFP John Kilduff d'Again Capital. La hausse du billet vert rend plus onéreux et donc moins attractifs les achats d'or noir libellés dans la devise américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les cours du brut pâtissent également de la perspective de voir la production d'or noir augmenter aux Etats-Unis, où le nombre de puits actifs a augmenté la semaine dernière après plusieurs semaines de baisse liée notamment aux ouragans.
Des informations de presse font également état d'une légère hausse de la production de l'Opep en septembre, en dépit des quotas instaurés fin 2016. "La discipline affaiblie de l'Opep et l'exemption de la Libye et du Nigeria à participer aux baisses signifient à notre avis que les réserves de pétrole de l'OCDE vont mettre plus de temps que prévu à reculer", commentent les analystes de Commerzbank. "Le fait que l'annonce de l'interruption des activités du plus grand champ pétrolier en Libye ne fasse même pas monter les prix suggère qu'on est peut-être reparti vers une tendance à la baisse", estime pour sa part M. Kilduff.

Après avoir touché un plus bas annuel de 45 dollars mi-juin, le baril de Brent a rebondi d'environ 20%. La hausse s'est notamment accélérée en septembre après la publication de commentaires jugés encourageants de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la demande mondiale d'or noir en 2017 et 2018.