Dernière étape avant la restructuration financière de CGG. Le tribunal de commerce de Paris a indiqué lundi qu'il rendrait son jugement sur le projet de plan de sauvegarde, et sur le recours de certains porteurs d'OCEANEs à l'encontre de celui-ci, le 1er décembre 2017.

La procédure de sauvegarde, censée éviter une cessation de paiement et une mise en liquidation judiciaire, a été lancée en juillet dernier à la demande de la société. Elle a permis à CGG de négocier avec ses principaux créanciers une restructuration de sa dette de plus de 2,3 milliards d'euros. Le plan accepté par une majorité de créanciers prévoit la transformation de 2 milliards de dollars de dette en actions suivie d'une augmentation de capital de 500 millions de dollars (sous forme d’obligations et d’actions) permettant à CGG de faire face à ses principales échéances financières.

Ce plan se traduirait par une très forte dilution des actionnaires, d'où le recours déposé par certains porteurs d'OCEANEs (obligations convertibles). Mais les deux principaux actionnaires du groupe, Bpifrance et DNCA, soutiennent cette opération et ont conduit à son approbation lors de l'AG extraordinaire du 13 novembre.

Le plan, s'il est validé par le tribunal, sera mis en oeuvre au 1er trimestre 2018. "Le calendrier indicatif plus détaillé de la restructuration financière sera mis à jour dans les meilleurs délais", a précisé CGG dans un communiqué.

Vers 11h, le titre cède 0,5% sur un marché parisien en hausse de 0,3%. A 3,78 euros, il a perdu 72% depuis le début de l'année.