Les dirigeants des plus grands groupes bancaires européens discutent de la création d'un fonds de sauvetage censé les aider en cas de nouvelle crise financière, rapporte ce lundi le Financial Times.

D'après le patron d'UniCredit, Alessandro Profumo, ce fonds pourrait atteindre 20 milliards d'euros grâce aux contributions des banques, qui espèrent ainsi éviter une taxe imposée par les gouvernements.

La France et l'Allemagne, notamment, militent pour la taxe afin de récupérer une partie de l'argent injecté lors de la crise financière, mais des pays comme le Canada ou les Etats-Unis s'y sont montrés hostiles lors du dernier G20. M. Profumo estime pour sa part qu'une « telle taxe signifierait un montant énorme de ressources, quelque 2 à 4% du produit intérieur brut, selon le FMI, ce qui affecterait inévitablement la reprise et la croissance ».

M. Profumo va essayer de rallier à sa proposition les grandes banques européennes dans les semaines à venir. Deutsche Bank et Santander auraient déjà montré leur intérêt pour cette idée, selon le FT.

A la Bourse de Paris, le secteur bancaire recule ce lundi sous les prises de bénéfices, après avoir fortement rebondi la semaine dernière.