«Il est frappant de voir qu’il ne s’est pratiquement rien passé en 2010. Je ne vois pas grand-chose se passer dans le secteur bancaire en 2011. Il faut être conscient que nous sommes dans un monde encore incertain» déclarait Mr Oudéa.
Dans l’Europe entière, nous devrions surtout observer des mouvements intra muros. «C’est ce que l’Espagne souhaite à juste titre organiser avec ses caisses d’épargne».
Il y aura par ailleurs des transactions ponctuelles de réallocation de capital mais pas d’importantes opérations.

«Pour notre part, nous avons fait deux opérations en 2010. A présent, nous donnons priorité à l’organique. Nous souhaitons optimiser notre portefeuille progressivement, sans urgence. Et de ce fait nous prônons la discipline en matière d’acquisition».

Le PDG de la Société Générale a également indiqué vouloir mettre en réserves un tiers des revenus de la banque sur les trois prochaines années pour répondre aux enjeux de Bâle III.
«Ensuite, soit on aura plus d’intégration en Europe et on pourra envisager une consolidation transfrontière s’il y a un régulateur unique ou une fiscalité harmonisée, soit l’Europe sera fragmentée et les fusions-acquisitions se feront rares».