Nyse Euronext ne fera pas monter les enchères entre le Nasdaq et la Deutsche Börse. L’opérateur de la place parisienne a rejeté hier l’offre de 11,3 milliards de dollars présentée par l’Américain, qui représentait pourtant une prime de 19% sur celle de son concurrent allemand.

Selon le président de Nyse-Euronext, Jean-Michel Hessels, le projet de Nasdaq OMX s’apparente à un «démantèlement» de son groupe et «serait une erreur stratégique en termes d'évolution des marchés globaux et n'est clairement pas une solution dans l'intérêt de nos actionnaires».

D’après l’offre présentée par Nasdaq en partenariat avec l’Intercontinental Exchange (ICE), ce dernier reprendrait en effet les activités de dérivés et d’options de Nyse Liffe, qui seraient ainsi séparées des activités de cotation d'actions en Europe et aux Etats-Unis.

«La proposition de séparation, soumise à d'importantes conditions, émanant de Nasdaq/ICE impliquerait également que les actionnaires assument un risque d'exécution inacceptable», estime Nyse Euronext.

Ce dernier doit désormais convaincre ses actionnaires d’avaliser la fusion avec Deutsche Börse bien qu’elle apparaisse moins lucrative à court terme. Les deux groupes ont annoncé en février la création du premier opérateur boursier mondial. A l'issue de cette opération d'une valeur de 10,2 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros), qui devrait être finalisée fin 2011, les actionnaires de Deutsche Börse détiendront 60% du nouvel ensemble et ceux de NYSE Euronext le solde.