La raison officielle invoquée c’est la crainte d’un refus du régulateur américain compte tenu de la position dominante qu’aurait eu cette nouvelle alliance potentielle.
Le ministère de la Justice américain a effectivement signalé qu'il avait alerté au Nasdaq et à l'ICE qu'ils seraient poursuivis s'ils maintenaient leur offre, car "l'acquisition aurait éliminé de façon substantielle la concurrence sur le marché de la cotation des entreprises".

«Je pense que le motif principal de cet abandon est différent. Le Nasdaq s’est heurté à une résistance totale de la part de NYSE Euronext» déclare Marc Fiorentino, président d’Euroland Finance.

En conséquence la fusion avec l’allemand Deutsche Börse, n’est plus qu’une question de temps, « une formalité administrative» aux dires de Marc Fiorentino.
Ce dernier ajoute «Paris ayant été très marginalisée par le rapprochement avec New York, même si le rapprochement avec la bourse allemande peut susciter des craintes, le rééquilibrage européen peut être considéré comme une bonne nouvelle».

Le renoncement de Nasdaq est loin de signer la fin de la période de restructuration des places boursières. Ces dernières ne cessent de perdre des parts des marchés face à la concurrence des plateformes alternatives qui favorisent l’opacité des transactions.
Le Nasdaq pourrait lui même pourrait désormais se lancer à la poursuite du Chicago Board Options Exchange (CBOE), plus grosse plateforme mondiale pour les options.

La valse des fusions devrait se poursuivre encore un moment entre bourses des pays développés et avec des bourses de pays émergents.