D’après l’agence Reuters, les banques européennes possédant des titres de dette grecs s’acheminent vers un accord de reconduction (rollover) par lequel elles prendraient possession de nouveaux titres de dette en échange de ceux arrivés à échéance. «C'est une solution bancale mais c'est la moins pire des solutions, parce que c'est celle qui permet d'éviter de s'aventurer dans des phénomènes de restructuration-défaut qui pourraient être assez violents sur le marché et le secteur bancaire», a expliqué Pierre Nebout, responsable de la gestion actions européennes chez Edmond de Rothschild AM, cité par Reuters.

Cette perspective permet aux valeurs bancaires de poursuivre leur rebond ce lundi, en particulier sur le CAC 40BNP Paribas prend 1,7% vers 14h15, devant Société Générale (+1,5%) et Crédit Agricole (+0,8%). Cependant les investisseurs restent sceptiques, alors que l’agence Standard&Poor’s a violemment dégradé la note du pays ce lundi (de B à CCC, avec perspectives négatives), jugeant de plus en plus probable que la Grèce fasse défaut. S&P précise qu'elle considérera comme un défaut de facto tout rollover ou tout échange de dette.

S’il semble de plus en plus probable que les banques soient mises à contribution dans le cadre d’un deuxième plan de sauvetage de la Grèce, le montant de leur participation fait débat. D’après des « sources officielles de la zone euro » citées par Reuters, le privé pourrait assumer 30 milliards d’euros sur les 120 milliards de nouveaux prêts envisagés.